Les Paupières de Lou (Pascal Dessaint)

Tous les personnages de ce texte trimbalent leur marginalité et gravitent en électrons libres autour d’un centre dont on devine qu’il existe, mais que seul le surgissement du roman noir, en fin d’ouvrage, fera apparaître. En attendant, les solitudes se frôlent, s’entrechoquent à l’occasion, et « l’optimisme désespéré » de Julien Demay bute sur une machine à écrire qui accouche épisodiquement, non sans douleurs, de quelques aphorismes dépouillés.

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L’homme qui marchait sur la Lune (Howard McCord)

Dans la caste des meurtriers, il y a les guerriers et les assassins, les romantiques qui se battent bruyamment pour un idéal et les exécutants de l’ombre qui accomplissent leur tâche avec froideur. William Gasper est résolument un assassin, « de caractère comme de profession » et il fait de son récit « un cours pour apprenti assassin », une métaphysique de l'existence en embuscade.

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La tirade des « non merci » ou la désinvolture de Cyrano opposée à tous les lécheurs d’écorces

Quelques scènes après la célèbre tirade du nez, on trouve dans "Cyrano de Bergerac" une nouvelle tirade, non moins héroïque et certainement plus sincère : la tirade des "non, merci". Ce passage porte en lui l'intuition de l'intégrité dans sa manifestation la plus absolue, portée par l'héroïsme désinvolte d'un Cyrano condamné à s'élever en permanence au-dessus des conventions mondaines.

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