Jeux floraux, IV

Hiroshige, "49e station : Tsuchiyama-juku", 1833-1834

Empêtré
de pluie,
de vent,
le jour s’élève
dans un alcôve
entre les nuages
et les toits.

Ce matin, tout est fluvial.
L’eau tapisse les rues
devenues des abysses
et dont les trajectoires
serpentantes
semblent autant de mouvements
de monstres marins.

Et toutes les Garonnes,
Tous les Gaves et Adours,
Toutes les Arièges du monde
Écument dans la plaine
La neige et la pierre des montagnes,
Répandent la boue des vallées
Et l’impétuosité des torrents
Jusqu’à repeindre d’hiver et de bois
Tous les océans, toutes les mers…

Au loin, une embouchure se devine déjà.
La rencontre de toutes ces eaux se précise
Et le sifflement de l’averse sur la ville
Est le râle que Toulouse chantonne
Lorsqu’elle accueille entre ses murs
Le courant du ciel.

à la tempête du 13 décembre

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Rédigé par
Cédric Vallet
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